Qu'est-ce que "L'Arche photographique" ?
- Un témoignage et un regard unique sur un patrimoine naturel commun : "La biodiversité".
- Le plus grand inventaire photographique de la faune sauvage réalisé par un photographe.
- Une très large couverture géographique : cent pays sur les six continents d'ici à 2012.
- La volonté de faire découvrir la richesse des grands écosystèmes de la planète et d'interpeller le grand public sur les dangers qui menacent la planète.
Pourquoi ce projet ?
"L'Arche photographique" se veut figure de proue des "7 actions" menées par Gilles Martin en faveur de la
sauvegarde de la biodiversité.
Des images pour la conscience
Des images, toujours plus d’images. Télévision, Internet,
téléphonie, magazines, expositions, publicités : charmés
ou écœurés, mais toujours pris dans les filets. Piégés
par des univers de plus en plus virtuels, comme la vie sauvage est piégée
dans un monde qui n’est plus fait pour elle. Ces images du monde nous
auraient-elles fait oublier le monde ? Et comment va-t-il ce monde, le
sait-on vraiment ?
Gilles Martin a décidé de nous donner
des nouvelles de la faune sauvage telle qu’elle va, telle qu’elle
s’en va peut-être. La faune sauvage comme indicateur d’un
mot aussi galvaudé que malmené : la biodiversité. Pour
cela, il utilise la photographie dans ce qu’elle a de plus noble : une
image qui a quelque chose de profond à révéler. Un témoignage,
une émotion. Gilles Martin a donc choisi de témoigner. De l’essentiel
: du monde vivant, de mondes qui se meurent. Son champ d’action, c’est
la Nature même ; son engagement, c’est de montrer ces créatures
qui vacillent au-dessus de l’abîme : celui de l’extinction.
Elles sont des centaines hélas, et leur liste, de déserts en
forêts, de montagnes en mangroves, résonne à la longue
comme une malédiction aux oreilles humaines.
Nous ne pouvons qu’être
pris de vertige en faisant la somme de ce que nous avons déjà détruit.
Le Dodo ou le Tigre de Tasmanie, dont, vaguement coupables, nous scrutons les
yeux de verre au fond des collections muséographiques, annoncent-ils
des légions d’animaux naturalisés, relégués
aux vitrines des muséums et au souvenir ?
Mais si l’humanité est douée pour la soustraction, elle
a aussi quelques sursauts. L’homme se souvient parfois qu’il est
intelligent et, mieux, doué d’une conscience, d’une morale.
Alors, il parle biodiversité, protection de la nature, écologie.
Il
agit. Car aujourd’hui, nous n’avons plus l’excuse de ne
pas savoir. Nous pouvons être lucides avec désespoir ou avec rage.
Gilles Martin a choisi de se battre avec ses moyens. Ceux d’un photographe
qui va tirer le portrait des espèces menacées : celles qui sont
au bord de l’anéantissement, celles qui ont encore une petite
chance. Elles se situent exactement sur cette frange étroite où nous
pouvons encore agir : c’est maintenant, dans les dix ans, et tous
ensemble. Des images qui s’apparentent à un cri d’alarme,
des images compte à rebours. La mission est urgente et colossale : elle
entraîne Gilles Martin sur les six continents et pour des années,
comme un moine-soldat de la photographie naturaliste. Après quinze ans
de travail et cent pays plus tard, ses photographies seront là comme
un manifeste. Alors, il faudra bien les regarder en face, car chacune d’entre
elles nous racontera le destin d’un animal qui a failli mourir. Et s’il
n’est plus là, définitivement, aurons-nous encore le courage
de rendre à ces bêtes empaillées leur regard de verre ?
L’urgence d’une cause
Au cours de sa longue histoire, la planète bleue a déjà connu
cinq extinctions de masse, dont la plus célèbre sonna le glas
des dinosaures. La 6e extinction de masse à laquelle nous assistons
en ce début de XXIe siècle est due exclusivement à l’impact
d’une espèce dominante sur son environnement : Homo sapiens.
Actuellement, 27 000 espèces disparaissent chaque année, 74
par jour, 3 par heure. Une espèce animale ou végétale
est rayée de notre planète toutes les vingt minutes !
Comprendre la biodiversité
Néologisme apparu au cours des années 1980, le terme “ biodiversité ” s’est
imposé au Sommet de la Terre de 1992.
Il désigne la diversité biologique,
autrement dit l’ensemble des espèces vivantes, leur variabilité génétique
et la diversité des écosystèmes qu’elles forment,
c’est-à-dire des liens qui les unissent entre elles et à leur
milieu naturel.
Or, nous sommes confrontés à une importante crise de la biodiversité liée à l’évolution
de nos modes de vie. La vitesse, les causes et les conséquences de ce
phénomène restent discutées.
Avec l’eau, l’énergie, la santé et l’agriculture,
la biodiversité figurait parmi les cinq piliers du développement
durable retenus par l'Organisation des Nations Unies en préparation
du sommet de Johannesburg, en 2002. Mais il est difficile d’en estimer
la valeur et les connaissances à ce sujet n’en sont qu’à leurs
balbutiements.
On estime ainsi qu'environ 10 % seulement des espèces
existantes sont connues, soit entre 1,3 et 1,5 million d’espèces
décrites pour 10 à 30 millions d'espèces vivantes.
Une chose est sûre néanmoins : notre existence est inextricablement
liée à la diversité des espèces vivantes, source
de nombreux services écologiques dont nous bénéficions
indirectement (nourriture, médicaments, textiles, matériaux divers…).