"L'expérience de chacun est le trésor de tous" Gérard de Nerval
« L'Arche PROJECT 25 a été mise en place pour aider les jeunes photographes à financer un projet photographique, mais avant tout pour transmettre mon expérience et les encourager à travailler sur le thème de la "préservation de la biodiversité". La force de ce concours unique en son genre réside dans l’originalité du parrainage. En effet, le lauréat bénéficie d’un accompagnement individualisé durant deux années : temps nécessaire pour préparer, réaliser et diffuser un projet photographique ambitieux ». Gilles Martin
Description du concours
L'Arche PROJECT 25
Le thème
Le concours L’Arche PROJECT 25 a pour vocation de parrainer un (ou une) jeune photographe de moins de 25 ans et de lui apporter un soutien dans la préparation, la réalisation et la diffusion d’un grand reportage photographique ayant pour thématique :
« La préservation de la biodiversité ».
Accompagnement du lauréat en pré-production
• Réalisation du dossier de sponsoring : rédaction et présentation.
• Création d'un logotype symbolisant le projet.
• Mise en relation avec des sponsors pour financer le voyage : Gilles Martin mettra son carnet d'adresse à disposition.
• Formations photos : le lauréat sera invité sur les quatre stages animés par Gilles Martin : stage de photographie animalière, stage de macrophotographie, stage MicroPhoto XXL, stage informatique.
• Logistique et préparation du voyage : matériel photo, itinéraire, moyens de locomotion, contacts sur place, assistance juridique et médicale, etc.
• Mise en relation avec d'anciens lauréats.
Accompagnement du lauréat en post-production
• Réalisation de l'editing pour la presse-magazine.
• Présentation du projet à la presse-magazine.
• Présentation du lauréat aux agences de presse.
• Mise en relation avec des sponsors pour financer des expositions en extérieur et en intérieur.
• Réalisation d'une exposition : editing, concept, scénographie, choix des laboratoires et conseils techniques.
• Présentation du projet d'exposition aux festivals internationaux photos et nature.
Suivi du projet sur internet
L'évolution du projet pourra être suivi sur : www.arche-photographique.org : sponsoring, préparatifs, voyage, expositions et publications.
Règlement du concours
L'Arche PROJECT 25
2012 - 2013
Conditions de participation
Le concours L'Arche PROJECT 25 qui a pour thème "La préservation de la biodiversité" s'adresse à toute personne résidant en France ou à l'étranger âgée de moins de 25 ans à la date de clôture des dossiers (seuls les dossiers rédigés en français ou en anglais seront acceptés).
Présentation du dossier
Chaque dossier de participation devra obligatoirement comporter :
1- Le bulletin d'inscription
Le bulletin d'inscription (téléchargeable ci-dessous) doit être dûment rempli, daté et signé.
2- Un texte de présentation du projet
Le texte de présentation du projet devra se présenter ainsi :
- Présentation et motivations du candidat.
- Présentation du reportage.
- Objectifs du projet.
- Budget prévisionnel du reportage.
- Carte de l'itinéraire.
3- Sept Tirages photographiques
Afin de juger des aptitudes techniques et artistiques des candidats dans le domaine de la prise de vue, chaque dossier devra comporter 7 tirages papiers sur un thème unique.
Pour le jury, la qualité des 7 photographies présentées est tout aussi importante que le concept et l'originalité du projet.
Présentation des tirages :
- Sept tirages photographiques "couleur" ou "noir et blanc" au format A4 - 210 X 297 mm (les sorties sur imprimante sont acceptées).
Au dos de chaque tirage photographique numéroté de 1 à 7 devront figurer :
- Les noms, prénoms, adresse postale et téléphone de l'auteur.
- Une légende complète comportant le titre du thème choisi, le lieu de prise de vue, la saison, etc.
- Le sens de lecture de l'image "haut"-"bas".
Tout candidat déclare être l'auteur des photographies présentées dans le dossier de candidature.
L'organisateur ne saurait être tenu responsable en cas de dommage, perte ou vol des tirages photos durant l'acheminement postal.
Pour le retour des tirages, joindre impérativement une enveloppe affranchie, mentionnant les coordonnées du candidat.
Dépôt des dossiers
Les dossiers seront déposés ou expédiés avant le 31 décembre 2011 à l'adresse ci-dessous :
Gilles Martin
L'Arche PROJECT 25
Résidence du lac
229, avenue de Grammont
37000 Tours - France
Le jury
Présidé par Gilles Martin, le jury est composé de personnalités issues du monde de l'image, du journalisme et de la protection de l'environnement.
Publication des résultats
Les résultats seront publiés le 10 février 2012 sur le site :
www.arche-photographique.org et notifiés par écrit au lauréat sous huitaine.
Le lauréat
Le lauréat autorise l'organisateur à publier ses photographies libre de droit sur le site de
"L'Arche photographique" ainsi que sur tout support lié à la communication du concours.
Le lauréat s'engage également à mettre en avant le logotype de
"L'Arche photographique" à l'occasion de toute diffusion médiatique et publique (presse, expositions, conférences, etc.) liée au reportage soutenu par
L'Arche PROJECT 25.
Toute participation au concours
L'Arche PROJECT 25 implique l'acceptation du présent règlement.
Lauréats 2010-2011 de L'Arche PROJECT 25
1er prix : David Marlien pour son projet "Wild for life" au Costa Rica.
Pendant 2 ans, David Marlien sera accompagné par l'équipe de "L'Arche photographique" pour préparer, financer, réaliser et diffuser son projet écophotographique. Avant son départ pour le Costa Rica, il bénéficera également d'une formation photographique complète : stage de photographie animalière, stage de macrophotographie et stage informatique.
2ème prix : Marine Drouilly. Projet "Bush à Bush pour sauver la biodiversité" au Zimbabwe.
Marine Drouilly gagne un stage de photographie animalière animé par Gilles Martin.
3ème prix : Julien Poirion. Projet "Odonates" en Europe.
Julien Poirion gagne un stage de macrophotographie animé par Gilles Martin.
Présentation du gagnant 2010-2011 de L'Arche Project 25
David Marlien. Projet "Wild for life" Costa Rica
Parcours de David Marlien
Titulaire d'un Baccalauréat scientifique et d'une licence de Biologie, je suis actuellement étudiant en Master d'écophysiologie et éthologie à Strasbourg. Cette formation est pour moi le passage obligé pour la bonne compréhension du monde du vivant. Il aborde aussi bien des aspects écologiques et environnementaux, que physiologiques et comportementaux.
J'ai toujours attaché de l'importance à lier de près comme de loin mes études à ma passion pour la photographie. Ma participation à diverses manifestations ainsi qu'à des concours internationaux appuie mon désir croissant de m'impliquer dans ce domaine et de me faire connaitre.
Aujourd'hui, la réalisation de ce projet ambitieux à travers l'action menée par le photographe professionnel Gilles Martin m'apporte
énormément tant sur le plan professionnel que personnel. Il m'ouvrira non seulement de nouveaux horizons dans le domaine de la photographie animalière et de Nature, mais ce sera également une expérience de terrain très appréciée pour mon parcours professionnel.
En effet, si je n'exclue pas le domaine de la recherche, je ressens une véritable attirance vers les métiers de l'environnement, de la protection de la Nature et de la photographie. C'est à mon sens un des grands défis du 21ème siècle : réussir à trouver le juste équilibre dans un monde où le profit et la croissance sont devenus monnaie courante.
Il faut réagir ... et le photographe animalier, tout comme le professionnel de l'environnement ont un rôle à jouer.
Les partenaires
© Photographies David Marlien
Le projet "Wild for life"
La liste des espèces en voie d'extinction ne cesse de s'allonger alors même que l'accroissement de la population humaine mondiale semble ne pas trouver de limite. L'Homme colonise petit à petit un espace qu'il s'approprie, transforme, et exploite. Il rompt un équilibre universel qui avait mis tant d'années à se mettre en place. S'il est responsable de cette situation dramatique au regard de la biodiversité, l'Homme n'a-t-il pas aussi le pouvoir d'inverser le processus ?

Le Costa Rica : le pays où la Nature est devenue culture ...
Si le jardin d'Eden existait, les amoureux de la Nature le situeraient probablement au Costa Rica. Véritable paradis de la biodiversité, le pays abrite 5% des espèces connues alors qu'il occupe seulement 0,03% de la superficie terrestre.
De part son positionnement géographique, le Costa Rica jouit de conditions climatiques favorables pour le développement de la vie animale et végétale. Pratiquement tous les écosystèmes y sont représentés : de la mangrove aux forêts sèches, en passant par les forêts tropicales humides et les zones de prairies subalpines. Ceci donne la possibilité à un très grand nombre d'espèces de s'y installer. Des mammifères, en passant par les amphibiens et les reptiles, sans oublier les milliers d'insectes, les oiseaux et les plantes, c'est une richesse animale et végétale extraordinaire qui
peuple ces terres. Mais le tableau dressé n'a pas toujours été idyllique. Le taux de croissance démographique élevé du Costa Rica et ses pratiques économiques (déboisement, élevage, et agriculture intensive) ont détruit 60% de la surface boisée au cours des quatre derniers siècles. Conscient de cette dégradation, le pays donne la priorité à l'environnement depuis 20 ans. Aujourd'hui, il alloue près de 30% de son territoire aux parcs nationaux et aux réserves, un pourcentage parmi les plus élevé au monde. Ces zones de conservations créent des couloirs biologiques naturels où chaque type d'écosystème est représenté.
Néanmoins, de nombreux efforts restent à réaliser pour lutter contre la déforestation illégale encore présente, et limiter le tourisme de masse au profit du tourisme vert. Pour autant, le Costa Rica ne pourrait-il pas être un modèle à suivre à l'échelle planétaire ?
Sensibiliser pour prendre conscience...Sensibiliser pour faire réagir !
L'objectif
On parle souvent du poids des mots mais on oublie le poids que peuvent avoir les images. Au-delà du simple témoignage de terrain, elles permettent de véhiculer des idées et sont un vecteur fort de réflexion.
Dès lors, le photographe animalier dévoilant la richesse de notre planète peut, à travers son regard, amener le grand public à se poser les bonnes questions sur les problèmes liés à l'environnement.
Dans ce but, il est question pour moi de réaliser des images capables de capter l'attention de chacun afin d'optimiser l'impact lors des expositions et/ou des publications et ainsi pouvoir entamer un dialogue.
La démarche
Je souhaite ainsi témoigner par l'image de l'extrême richesse de la biodiversité rendue possible grâce aux différentes actions menées, et notamment la mise en place de réserves et parcs nationaux. Wild for Life, c'est mettre en avant les espaces naturels, lieux favorables au monde animal et végétal. C'est également une manière de contribuer à l'année internationale de la biodiversité, en participant à l'alerte quant à la nécessité de préserver la diversité animale et végétale de notre planète, et à fortiori l'humanité.
Wild for life consiste à exposer le rôle de l'Homme dans la préservation de la biodiversité à travers les 11 unités régionales de conservation que compte le pays :

L'environnement
Les grandes familles du monde vivant seront abordées. Voici quelques exemples illustrant la richesse biologique du pays :
Mammifères : le Costa Rica abrite un certain nombre de félins (dont le jaguar, véritable symbole de la lutte pour l'environnement), mais ils restent néanmoins très discrets et difficiles à observer. On peut également citer la présence de plusieurs espèces de singes, deux espèces de paresseux, des ratons-laveurs, des tatous et fourmiliers, des putois, des lamantins ou encore des loutres.
Amphibiens et reptiles : 160 espèces d'amphibiens et 220 espèces de reptiles (dont 162 espèces de serpents) y sont représentées. Les grenouilles semblent déjà offrir un véritable spectacle à elles-seules avec leurs couleurs éclatantes. Parmi elles, la rainette aux yeux rouges utilisant ses doigts comme de véritables ventouses. D'autres espèces sont présentes comme les iguanes et les caïmans et bon nombre de lézards. Il est à noter la présence de tortues marines venant pondre sur les plages, dont la tortue luth, la tortue verte et la tortue olivâtre.
Oiseaux : 850 espèces (1/10 des espèces mondiales) fréquentent ces terres tropicales, dont 51 colibris, 16 espèces de perroquets et le mythique quetzal caractérisé par son plumage d'un vert émeraude éblouissant.
Arthropodes : la diversité des insectes au Costa Rica semble être infinie, surtout que l'on découvre encore de nouvelles espèces. Du minuscule acarien jusqu'aux géants scarabée- rhinocéros, c'est un univers à part entière qui s'offre aux observateurs attentifs. A ce jour, 1000 espèces de papillons (1/4 des espèces mondiales) y sont présentes. Là aussi, les couleurs sont de mise et l'on peut citer le morpho, avec ses immenses ailes bleues, ou encore le papillon hibou, géant de 15 cm ! Autres espèces intéressantes, les fourmis coupeuses de feuilles, qui font pousser des champignons en sous-sol en utilisant un paillis de feuilles mâchées.
Végétaux : véritable jardin botanique, le Costa Rica possède une végétation riche et diversifiée, caractéristique des différents biotopes représentés.
Il est à noter que la prise de vue sous-marine, et donc la vie marine ne sera pas traitée lors de ce projet.


Réalisation du reportage
Du 20 juillet au 29 août 2010. Ces dates s'inscrivent dans la période qui correspond à la saison des pluies (de mai à octobre). Elle est qualifiée de
saison "verte" et présente l'avantage d'être délaissée par les touristes du fait d'une pluviométrie importante. Les parcs nationaux et les sites touristiques sont alors moins fréquentés et la végétation est très dense ; c'est une situation avantageuse pour la réalisation du reportage.
Néanmoins, compte tenu des conditions de terrain, des contraintes inhérentes à la protection et au respect de l'environnement, des difficultés de prise de vue en forêts tropicales humides, je mesure à juste titre le challenge à relever pour rapporter un témoignage de qualité. C'est là où réside toute l'ambition de ce projet.
Bonus
Une approche scientifique sera également envisagée à travers un reportage sur les travaux d'une primatologue étudiant les capucins moines au sein de la réserve de Lomas
Barbudal située au Guanacaste, au sud de Liberia.
En effet, étudier les espèces permet par la suite de mieux les protéger. C'est une occasion de mettre en avant le travail des scientifiques souvent mal connu du grand public.

Sur le terrain
Le pays compte actuellement 24 parcs nationaux (dont un qu'il partage avec le Panama) et plus de 120 réserves dont la gestion est répartie à travers les 11
aires de conservation régionales.
Bien que le Costa Rica soit environ dix fois moins grand que la France, il ne sera évidemment pas possible de tous les visiter, c'est pourquoi j'ai choisi d'en sélectionner quelques uns, en fonction des écosystèmes et des espèces présentes.
Pour plus de liberté, et afin de couvrir certains sites, je louerai un véhicule qui me permettra de me déplacer avec plus de facilité que ne le permettrait le bus.
Expositions
Dès le retour, il me faudra sélectionner les images les plus marquantes,
les plus originales, et entreprendre de les mettre en valeur à travers la réalisation d'une exposition légendée.
Les images serviront de support pour témoigner de la réussite d'un tel modèle dans la protection de l'environnement.
Dans cette optique, le festival de Montier-en-Der est un rendez-vous incontournable qu'il ne faudra pas rater. Chaque année, c'est plus de 40 000 visiteurs qui défilent devant les nombreuses expositions visibles tout au long d'un week-end de novembre.
D'autres festivals seront également visés, ainsi que la mise en place de diverses expositions à travers toute la France afin de toucher un large public.
Publications et conférences
Une autre tribune possible sera de proposer un
dossier pour la presse spécialisée (ex: Image & Nature, Nat'Images, Terre sauvage, La salamandre) ou tout autre magazine/journal susceptible d'être intéressé par un tel reportage.
Enfin, il me sera également possible d'organiser des conférences/débats, souvent bien appréciés du grand public, et où l'échange prend alors toute sa dimension.
Les écoles seront également des lieux à considérer puisque la préservation de notre environnement passe aussi par l'éducation des générations à venir.
Photo de gauche : Georges Prat.

Post-production
De retour de son reportage au Costa rica, David Marlien nous livre quelques impressions et présente un portolio réalisé pendant son reportage
« Wild for life ».
"Il s'agissait pour moi de mettre en avant la préservation de la biodiversité à travers un reportage photographique et tenter d'amener le grand public à réfléchir sur les conséquences qu'engendrerait sa diminution. Sensibiliser pour prendre conscience, sensibiliser pour faire réagir. C'est dans cet état d'esprit que je suis parti cet été sillonner une grande partie du Costa Rica. Bien avant mon départ, ce pays m'avait déjà séduit. En effet, il faut savoir qu'il abrite 5 % des espèces connues alors qu'il n'occupe que 0,03 % de la superficie terrestre. Autrement dit la probabilité de rencontrer un grand nombre d'espèces différentes était très élevée !
Pour autant, la tâche n'a pas été facile tous les jours...
Au Costa Rica, deux saisons bien distinctes se disputent la vedette. D'un côté, la saison sèche qui s'étend de novembre à avril, et de l'autre, la saison des pluies, de mai à octobre. C'est donc en pleine saison « verte » que je suis parti. Mais c'est aussi à cette période que la vie animale, et surtout végétale, retrouve toute sa splendeur. Reste que la météo était bien capricieuse et de manière générale, il faisait gris le matin, et pleuvait l'après-midi. C'est donc en première partie de journée que je réalisais les photos, puis je profitais du mauvais temps pour rejoindre la prochaine étape.
Dans la jungle, la lumière peine à traverser l'épaisse couche de feuillage et il est pratiquement impossible de faire des photos sans l'aide d'un trépied ou d'un flash. De plus, voir les animaux s'avère être une tâche bien délicate au vu du fouillis végétal général. Il est alors bien utile de faire régulièrement des pauses pour tendre l'oreille et observer. Mes premiers pas dans cet environnement m'auront ainsi permis de côtoyer des animaux en tout genre. Tantôt je ne faisais qu'entendre leur chant, tantôt je pouvais les apercevoir.
Parmi les curiosités du pays, il y en a qui font particulièrement figure d'exotisme. C'est le cas des fameuses dendrobates, ces minuscules grenouilles venimeuses de toutes les couleurs, des colibris, ou encore des morphos, ces papillons d'une taille incroyablement grande et aux reflets bleus intenses. Du côté de Corcovado, au niveau de la péninsule d'Osa (l'un des endroits les plus sauvages du Costa Rica), il suffisait de faire un pas dans la jungle pour y apercevoir un incroyable diversité d'espèces. Singes, oiseaux, insectes, amphibiens, tous parfaitement adaptés à leur milieu de vie. Bien sûr, ce genre d'endroit se méritait, et il était nécessaire de faire plusieurs kilomètres à pieds là où aucun autre moyen de transport n'était possible. Mais n'est-ce pas justement cela qui fait le charme de ces lieux exceptionnels ?
Beaucoup de surprise donc, de découvertes en tout genre, et au final une aventure très enrichissante qui m'aura permis de mieux cerner la politique environnementale mise en place par le gouvernement et ainsi me rendre compte des bénéfices directes que cela pouvait réellement engendrer sur le maintien de la biodiversité. D'un autre côté, j'avoue avoir été souvent déçu par ce que l'on pourrait appeler "le commerce de la Nature". Les Ticos tirent leur épingle du jeu comme ils le peuvent... et cela ne va surement pas aller en s'améliorant. C'est un filon qui vaut assurément de l'or ! Il y a 10 ans, la situation devait être toute autre. Reste que les Costa Ricains sont d'une générosité exemplaire.
L'objectif maintenant à atteindre est de promouvoir au maximum cette action et d'aller à la rencontre du public à travers des expositions et autres conférences."
David Marlien.



L'exposition "Wild for life"
Avec le soutien du CROUS et de "L'Arche photographique", David Marlien présente dès 2011 une exposition photographique itinérante sur son projet "Wild for life".
• Du 14 mars au 15 avril 2011 : Restaurant Universitaire de l'Esplanade à Strasbourg.
• Du 23 au 24 avril 2011 : 3ème rencontre "Images nature" au Vaudioux (Jura).
• Du 9 au 11 septembre 2011: Salon de la photographie de Nature de Barr (Alsace).
Contact
Pour aider ou partager des idées avec David Marlien sur son projet, n'hésitez pas à le contacter.
Lauréat 2008 - 2009
1er prix : Élodie Gaillard pour son projet "10X10 Brasil, Les idées extérieures..." au Brésil.
Le projet "10 X 10 Brasil, Les idées extérieures..."
Les partenaires



1) Le projet en théorie
Dans le projet : "10 X 10 Brasil, Les idées extérieures" les 10 principes de la politique nationale de l’environnement cités ci-dessous sont illustrés à travers 3 photographies :
La principale norme générale et fédérale sur le sujet est la loi 6938 promulguée en août 1981. La politique nationale de l’environnement a pour objectif la préservation, l’amélioration et la remise en état de l’environnement, en observant les principes suivants :
1- Considération de l’environnement comme un patrimoine public en sûreté et protégé, ayant comme finalité son usage collectif ;
2- Rationalisation de l’usage du sol, du sous-sol, de l’eau et de l’air;
3- Planification et inspection de l’usage des ressources environnementales ;
4- Protection des écosystèmes, avec préservation des zones représentatives ;
5- Contrôle et zonage des activités potentiellement ou effectivement polluantes ;
6- Incitation à l’étude et à la recherche de technologies orientées vers une utilisation soutenable
et protégeant les ressources environnementales ;
7- Suivi de l’état de la qualité de l’environnement ;
8- Remise en état des zones dégradées ;
9- Protection des zones menacées de dégradation ;
10- Éducation à l’environnement à tous les niveaux d’enseignement, y compris en direction de la société, dans le but de la qualifier pour prendre une part active dans la défense de l’environnement.
10 thèmes en 3 photographies
L’objectif principal de ce défi photographique est d’aborder les solutions environnementales développées dans un autre pays, de documenter les acteurs environnementaux de notre propre pays (permettre ainsi l’émergence de nouveaux points de vue) et de sensibiliser les plus jeunes (expositions, conférences présentées en milieu scolaire) pour la protection et la gestion de la nature.
Les 10 principes de la politique environnementale pourront également être illustrés par des contre-exemples, c’est-à-dire un non-respect de l’un de ces principes (par exemple, la problématique des biocarburants).
Périodes de réalisation du projet :
Reportage photographique : du 25 juillet au 25 août 2008
2) Le projet en pratique
Le langage de la photographie
La photographie de reportage apporte au lecteur d’images une réalité et une proposition de regard.
Dans ce projet original, je souhaite proposer des idées créatives et pertinentes pour la protection de l’environnement en permettant à tous de pouvoir s’en inspirer pour mieux répondre au développement durable. En effet, voir un autre peuple engagé dans l’action environnementale peut permettre une plus grande mobilisation individuelle, mais aussi collective.
Présentation de l’exposition : « 10 X 10 Brasil, Les idées extérieures… »
Celle-ci se présentera sous la forme de 11 panneaux (inclus : un panneau de présentation de l’exposition) au format 120 cm x 80 cm.
Sur chaque panneau seront présentées : 3 photographies (format 30 cm x 45 cm) illustrant un thème en rapport avec l’un des 10 principes environnementaux de la politique nationale du Brésil.
Un guide pour faciliter les rencontres d’acteurs locaux
Pour concrétiser le projet, l’intervention d'un guide originaire du Brésil (Ferreira Rafael, écoguide trilingue) est essentielle. D’une part, cela favorise un accès plus aisé sur les sites ciblés pour le reportage. D’autre part, cela permet d’optimiser les séances de prises de vue (prise de contact avec la population locale plus facile). Nous nous sommes rencontrés en stage, il y a trois ans, au sein d’une association de la protection de la nature (Centre permanent d’initiatives à l’environnement du Haut-Languedoc). Nos études respectives nous ont permis de confronter nos points de vue naturalistes durant trois mois.
3) Diplômes
Titulaire d’un BTS en Gestion et Protection de la Nature depuis 2006, j’ai poursuivi mon cursus scolaire avec une licence « Imagerie nature et création multimédia » à l’École nationale supérieure agronomique de Montpellier.
4) Pourquoi ce projet ?
• Curieuse de nature, le choix d’un sujet environnemental est pour moi fondamental. La protection de la nature a été le fil conducteur de mon parcours scolaire et reste celui de mon avenir professionnel. Ayant pleinement conscience des problèmes environnementaux, je m’engage pour la protection de la nature par devoir moral.
« Le monde vivant fait partie d’un patrimoine naturel, une richesse commune à tous les habitants de la terre. La diversité, la beauté et la richesse du monde naturel nous sont parvenus à travers les générations. Aujourd’hui, respecter et protéger ce patrimoine pour le léguer intact aux générations futures est un devoir moral » citation d’une internaute (encyclopédie du savoir relatif et absolu : http://www.esraonline.com)
• Concilier l’envie de voyage et la volonté de créer et de produire une performance photographique sur « fond environnemental » a été la première motivation de ce projet. Le voyage permet également de développer des contacts professionnels à l’étranger, aspect non négligeable pour la réalisation de futurs projets.
• La destination du projet est choisie stratégiquement puisque je possède actuellement différents contacts sur place. Les contacts à l'étranger facilitent l’accès à des lieux de prises de vue que les agences touristiques n’évoquent pas systématiquement.
5) Attentes personnelles et intérêt professionnel
Le domaine professionnel dans lequel j’évolue actuellement me demande une rigueur certaine dans la communication. Les sept objectifs que je me suis fixés sont les suivants :
• Me réaliser dans le photo-reportage ;
• Chercher l’information et la transmettre ;
• M’intégrer dans un pays et trouver des exemples d’illustrations pertinentes ;
• Réaliser un projet de A à Z dans le domaine de la communication et de la création (prospection, information, prise de vue et réflexion graphique) ;
• Rester objective par rapport aux enjeux fixés par le Brésil dans sa politique nationale de l’environnement ;
• Apprendre à composer avec les exigences de temps ;
• Élaborer un cahier des charges et m’y tenir.
6) Retour pour la population locale
Rafael Ferreira (écoguide) choisira les photos qui lui seront utiles pour illustrer le projet au sein de son organisme de travail. Elles feront également l’objet d’une exposition au sein d’écoles ciblées de São Paulo, au Brésil.
Post-production
Elodie Gaillard, la lauréate du concours L’Arche-project 25 de la session 2008/2009, vous présente une sélection d’images réalisées pendant son reportage « 10 X 10 Brasil, Les idées extérieures… ».
© Photographies Elodie Gaillard
Parmi les projets couverts au cours de son reportage :
• Nucleo de Educacão ambiental, un noyau d’éducation à l’environnement basé sur la méthode Flowlearning : un concept de Joseph Cornell pour aider l’homme à devenir réceptif à la nature,
• le programme Carbon free : le volontariat d’entreprises permet de financer la plantation d’arbres en fonction de leurs taux de carbone émis chaque année,
• Fazenda San Francisco, une ferme écotouristique basée au Pantanal qui a, entre autre, lancé un projet d’étude sur le Jaguar,
• Man and Biospher, ce programme situé dans le Parc Das Neblinas permet de financer la remise en état de la forêt native brésilienne atlantique,
• La Station écologique de Jatai, dirigée par le scientifique Giordano Ciocheti, qui mène une étude sur les espèces parapluies : protéger une espèce parapluie revient à préserver l’ensemble de son biotope,
• Le projet Tamar, en partie financé par l’état Brésilien, qui vise à protéger les tortues marines des filets de pêche.
« Il n'y a pas de déterminisme environnemental. Les groupes humains qui ont survécu ont fait les meilleurs choix » dit le géographe américain Jared Diamond.
Selon l'ONU, d'ici le milieu du siècle, il y aura 150 millions de réfugiés environnementaux en raison du changement climatique.
Je suis l’auteure de ces photographies et je ne protège pas l'environnement. Pourquoi ? Parce que la défense de l'environnement ne peut être absolue, parce que l'homme est voué à faire des erreurs, parce que parfois, je n'ai pas le choix dans mon mode de consommation. Pourtant, j'ai un discours environnemental.
Consciente des contraintes que l'on m'impose, j'émets l'idée qu'en tant qu'espèce au sommet de la chaîne alimentaire, je me dois d'essayer.
La plupart d’entre nous ne nous sentons pas concernés à 100 % par la protection de l'environnement. Nous pensons : « La nature ce n'est pas moi. Aucun rapport entre elle et moi » ou encore, « Je ne serai plus là pour en subir les conséquences ! ». C’est un manque évident de cohérence. Ce que nous sacrifions, c'est la beauté du monde. Rappelons-nous rapidement notre histoire, la richesse de nos instincts et pensons que la chance que nous avons de lire ce texte est en partie due à la diversité de nos écosystèmes et de l’adaptation de notre corps à notre environnement : vue, ouïe, odorat. Nous en avions besoin pour survivre parmi les autres êtres vivants. Il y a une multitude de nuances de couleurs, et autant de solutions durables à développer, à petite et grande échelles, si les pouvoirs économiques se donnent la peine de participer aux débats...
Il faut être lucide, cela n'arrivera pas ! Il y a trop d'opportunisme. Quelles sont ces forces qui empêchent le changement ?
La mondialisation économique qui oblige au consommer plus, la puissance des lobbies industriels extracteurs qui oblige à une consommation unilatérale.
Mais, au bord du précipice, l’homme possède une sérieuse et imminente volonté de changer.
L’actuel courant écologiste propose de se tourner vers la recherche d'un équilibre dans la relation homme-nature. Et cela devra se traduire « sur le terrain » par une nouvelle conception du développement économique et humain.
Les solutions existent. Elles demandent de l'audace et du courage... surtout.
Le Brésil, conscient de son rôle dans l'immense processus de destruction de la nature, tente de contrôler ses erreurs, à la recherche de solutions pour favoriser des modes de gestion durable davantage orientés vers le « comment faire » plutôt que « cela ne peut pas se faire ».
Un nouveau courant politique émerge outre-atlantique : « Agir localement, penser et agir globalement ».
Elodie Gaillard.

L'exposition "10 X 10 Brasil, Les idées extérieures..."
• Du 10 janvier au 14 février 2009 : Salle des halles de Janzé, place des halles.
• Du 4 avril au 3 mai 2009 : Péristyle de l'hôtel de ville de Tours, 3 rue Minimes.
• Du 20 mai au 20 juin 2009 : Espace Châteauneuf à Tours, 73 rue des Halles.
• Du 6 au 30 juillet 2009 : Bureau information Jeunesse de Tours, 78 rue Michelet.
• Du 18 février au 17 mars 2010 :
Bibliothèque de Caen, Place Louis Guillouard.
• Du 1er mars au 30 novembre 2011 : Cercle Paul Bert à Rennes, 28 rue Charles Géniaux.
Les autres reportages d'Élodie Gaillard
Burkina Faso
Burkina "Peuple sage, peuple intègre"
Dans le cadre d'un projet humanitaire mené par l'association GENAF (Une génération pour l'Afrique), Élodie s'est rendue au Burkina Faso pour réaliser des photographies des différentes ethnies du peuple Burkinabe.
En décembre 2009, son exposition a été présentée à l'espace Francis Delage à Asnières-sur-Seine.
France
Les marais salants en vue aérienne
Dans le cadre d'un stage de prise de vue aérienne, Élodie s'est rendue en Camargue pour réaliser des photographies graphiques des marais salants.
France
Parcs nationaux de France
Dans le cadre d'un projet personnel, Élodie s'est rendue au coeur de 7 Parcs nationaux français pour réaliser des photographies de faune, flore et paysages.
Ethiopie
Reportage sur les coopérations décentralisées avec l'Ambassade de France en Ethiopie
En novembre 2011, la France et l'Ethiopie ont fêté les 20 ans de leur coopération décentralisée lancée par le Blanc Mesnil et Debré Berhan en 1991. A cette occasion, en partenariat avec le ministère éthiopien des Affaires Etrangères et les collectivités locales impliquées, l'Ambassade de France en Ethiopie a organisé et soutenu une exposition photographique sur les cinq principales coopérations décentralisées franco-éthiopiennes : Debre Berhan - Blanc Mesnil, Addis-Abeba - Grand-Lyon, Harar - Charleville-Mézières, Diré Daoua - Villeurbanne, Gondar - Vincennes.
Les photographies d'Elodie Gaillard seront présentées à l'Alliance Française d'Addis Abeba les 21 et 22 novembre 2011.
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