Photographies de Charles CherrierPhotographies de Charles Cherrier
Photographies de Charles Cherrier
Photographie de Charles Cherrier
Logo du projet Wild Canada de Charles Cherrier
Photographie de Charles Cherrier
Photographie d'ours polaire de Charles Cherrier
Photographie d'aurores boréales de Charles Cherrier

L’arche Project 25

Transmettre et accompagner

Charles Cherrier

Lauréat 2018-2019

Projet « Wild Canada : 700 jours dans l’intimité des grands mammifères »

Portrait

Guadeloupéen de naissance et toujours en mouvement à la suite de nombreux déménagements, j’ai pu découvrir la richesse de nos départements d’outre-mer et métropolitains. Quelque soit mes destinations, la nature accompagnait chacun de mes pas. J’ai admiré pendant longtemps toutes ces créatures ; puis, à partir de 2007, j’ai souhaité conserver une trace de mes découvertes en réalisant des photographies.

En 2011, j’entre à l’École supérieure Condé de Lyon. Cette même année, j’ai la chance de rencontrer Gilles Martin au cours de l’un de ses stages. Trois ans plus tard, j’obtiens mon diplôme en conception photographique.

Conscient de la difficulté de vivre de la photographie de nature, j’ai d’abord travaillé deux ans dans différents secteurs (architecture, reportages et mariages). Cependant, ces activités ne me permettaient plus de pratiquer ma réelle passion : la photographie animalière. Par la suite, j’ai saisi l’opportunité d’entrer à La Poste en tant que facteur. Ce travail m’a permis de reprendre en parallèle la photographie de nature.

En septembre 2017, je pars deux semaines au Canada par mes propres moyens pour photographier les ours polaires. Installé dans un lodge perdu dans le parc national du Mont Torgnat aux frontières du Labrador ; c’est en immersion dans ces paysages sauvages et fabuleux que j’ai pu immortaliser la faune du grand nord, en particulier les ours polaires et les ours noirs. La surprise de cette aventure a été d’assister au phénomène des aurores boréales.

A mon retour du Canada, ma vie prend un nouveau tournant avec la validation de ma candidature au PVT (Programme Vacances Travail). Je prends la décision de quitter le confort de ma vie et la sécurité de mon emploi de facteur. Je pars sac sur le dos et chaussures aux pieds pour découvrir les grands mammifères et explorer les grands espaces canadiens.

Pour résumer, au cours de cette aventure, je vais me consacrer entièrement à la photographie animalière. L’objectif est de faire connaître les grands mammifères de ce pays et les menaces environnementales et humaines qui pèsent sur eux.

Ma participation à l’Arche Project 25 représente l’opportunité de finaliser ce projet. De plus, je suis persuadé que cette coopération sera l’occasion de faire des rencontres décisives.

Le projet
« Wild Canada : 700 jours dans l’intimité des grands mammifères »

Dans ce monde de surabondance d’informations et de directives qui orientent nos vies, je pense qu’il est nécessaire de concrétiser ses rêves et de suivre ses convictions. Je suis un grand rêveur qui a les pieds sur terre. En ce sens, je suis convaincu que la compréhension de la vie sous toutes ses formes ainsi que la transmission de ce savoir aux prochaines générations sont primordiales afin d’assurer la survie de toutes les espèces.

Aujourd’hui, l’image est au cœur de notre société. La photographie est donc un moyen idéal pour m’aider dans cette démarche pédagogique.

Le projet est ambitieux et d’autres l’ont déjà poursuivi. Néanmoins, il me tient à cœur de perpétuer cette action. Je partagerai mes aventures, rencontres et ressentis par le biais de mon site internet, afin de vous permettre de voyager en ma compagnie.

Les territoires sauvages du Canada me permettront d’observer diverses espèces telles que les bisons, les caribous, les loups, les ours noir, les ours polaires, les grizzlis, les bœufs musqués, les wapitis et les Kermodes.

Itinéraire

Carte de l'itinéraire de Charles Cherrier

1. Calgary, parc national de Banff
Mon voyage débutera dans l’Ouest canadien, à Calgary plus exactement. Cette étape me conduira au parc national de Banff où les paysages et les animaux sont très diversifiés.
Mon intérêt pour ce lieu provient de la réintroduction des bisons des plaines. En effet, l’espèce avait presque entièrement disparue au 19e siècle. Suite à un projet de restauration de l’écosystème, la région a mis en place un programme de réintroduction d’espèces natives. Le troupeau était initialement placé dans une zone définie par une clôture. Cependant ce confinement limitait les déplacements du troupeau et bridait leurs comportements naturels. Un nouveau plan a donc été instauré cette année. L’ensemble des individus a pu être entièrement relâché. Par conséquent, les bisons vont pouvoir se déplacer à leur guise, exprimer leur véritable nature et coloniser de nouveaux territoires.
Cette région comprend aussi des wapitis, des ours, des loups, des couguars et bien d’autres mammifères.

2. Prince Rupert
La suite de mon parcours s’effectuera à Prince Rupert. Cette destination sera très intéressante car dans ce territoire, j’aurai la chance d’observer des loups ainsi que l’Ours Esprit, aussi appelé Kermode. Ce dernier a la particularité d’être beige mais il s’agit en réalité d’un ours noir. Cela est dû à un gène inactif qui normalement pigmente son pelage. Ces prédateurs vivent sur certaines îles du parc de la Great Bear Rainforest et leurs accès restent limités.

3. Whitehorse
Toujours en direction du Nord j’arriverai à Whitehorse, une étape importante de mon projet. Proche de cette ville vit en effet une autre population de bisons : les bisons des bois. Je profiterai également de cette escale pour faire quelques rencontres qui pourront me guider à travers ces immenses territoires.

4. Dempster Highway
Par la suite, je suivrai la Dempster Highway en direction d’Inuvik pour rencontrer les autochtones qui peuplent ces régions éloignées et rudes.
Les populations natives de ces régions sont elles aussi victimes des excès de la colonisation. Elles ont beaucoup de mal à subvenir aux besoins de leur famille et doivent souvent rejoindre les villes plus au Sud pour gagner de l’argent. D’ailleurs, ce n’est pas la seule difficulté à laquelle elles font face. L’alcool, pourtant interdit, fait des ravages au sein de cette culture. Ce problème est malheureusement très répandu dans les peuples indigènes, malgré les mesures mises en place afin de l’endiguer.

5. Île de Banks
Toujours dans cette lancée, je compte me rendre sur l’île de Banks pour y voir la plus grande population de bœufs musqués, qui compte pas moins de 69 000 individus. Ces animaux tout droit sortis de la dernière période glacière sont aujourd’hui en danger, dû au réchauffement climatique. Ils sont l’héritage vivant de la planète.

6 et 7. Cambridge bay, Kuujjuaq
Pour la suite et fin de ce périple, j’irai à Cambridge bay puis à Kuujjuaq.
Mon objectif est d’observer le plus grand prédateur mais également l’espèce la plus menacée avec le lion ; je parle bien sûr de l’ours polaire. Cet animal très menacé manque de nourriture à cause du réchauffement climatique. De plus, il est encore chassé. Malgré cela, de nouveaux comportements sont observés dans certaines régions dont une hybridation avec le grizzly. Cet être est appelé soit Grolar (Grizzly + Polar pour la version anglaise), soit Pizzly (Polaire + Grizzly pour la version française).

Mon plus grand souhait est que ce voyage puisse interpeller les gens et mettre en lumière certaines vérités.

Matériel de prises de vues

  • 1 boîtier numérique Hybride Sony Alpha 9

  • Objectif zoom Sony 100-400 mm f/4,5-5,6 GM OS

  • Objectif zoom Sony 24-105 mm f/4 G OSS FE

  • Objectif Samyang 14 mm f/2,8 AF SONY FE

  • 1 Trépied Feisol

  • Rotule Ball Benro V0

  • Rotule Pendulaire Benro GH2

  • Caméra GoPro Hero4 Session

Les partenaires du projet

Contact

Pour aider ou partager des idées avec Charles Cherrier, n'hésitez pas à le contacter.
Email : cherrier.charles.photo@gmail.com